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La Roche Bluegrass Workshop, souvenirs côté stagiaires et côté profs

13-06-2022

Le concert des stagiaires ouvre le festival Bluegrass In La Roche
 Le concert des stagiaires ouvre le festival Bluegrass In La Roche 

C'est un rendez-vous annuel cher aux coeurs de nombre d'entre nous, ce stage Bluegrass de trois jours se déroulant conjointement au superbe festival Bluegrass In La Roche au milieu de l'été.

L'évolution personnelle, collective, la transmission et le partage en sont des valeurs solides et ancrées. Ça ne pouvait que nous plaire à Jam Hall.

Workshop, stage, atelier, appelez-ça comme vous le souhaitez, cet évènement-rencontre entre musiciens européens et États-Uniens a acquis au fil des ans une renommée particulière et largement méritée.

3 jours complets de stage avec d'excellents profs européens et d'outre-Atlantique, se terminant par un grand concert des stagiaires (plus de 10 groupes en 2019), pendant lesquels on baigne dans la jam quasi permanente et se poursuivant par 3 jours de festival Bluegrass.

L'ensemble constitue une sorte de paradis "bluegrassestre" (hum), pour beaucoup rendez-vous annuel à ne surtout pas manquer. Pour patienter jusqu'au prochain, quelques souvenirs.

Ajoutez les vôtres en nous joignant par notre page Contact.

Une des nombreuses jams spontanées dans le parc. - Jam Hall
Une des nombreuses jams spontanées dans le parc.
Soizic Bertho, Georges Barret, Thomas Marinello - Jam Hall
Soizic Bertho, Georges Barret, Thomas Marinello
Nathalie Tournier - Jam Hall
Nathalie Tournier
 

SOUVENIRS DE STAGIAIRES

Emmanuelle Carrez se souvient de son premier stage, peut-être en 2010 : " On était 5 violonistes et tous les stagiaires dormaient dans le même bâtiment que les musiciens, celui de l'entrée. C'est le stage le plus sympa auquel j'ai participé.

Je partageais la chambre du groupe de Mathilde Cousin Les Sous La Lune je crois... les filles du groupe ont joué la sérénade un soir sous les fenêtres d'Éric l'aumônier de l'école. Il avait beaucoup apprécié à minuit il me semble.

Dans le bâtiment de l'entrée dormait également un groupe Tchèque dont j'ai oublié le nom... arrivés avec leurs familles et quelques tonneaux de goutte dans le coffre de la voiture. On se demandait comment ils avaient passé les frontières.

Le premier cours de violon avec Coleman on devait jouer un morceau de bluegrass devant tout le groupe... c'était assez flippant.

Ce que je regrette de cette époque ce sont les jams avec les profs la nuit car on a vécu des moments musicaux incroyables et tu pouvais discuter musique avec eux. Je me souviens que le contrebassiste d'Hickory project le groupe de profs de l'époque a passé une heure à cocher les morceaux que je devais apprendre dans les nombreux bouquins de standards que je promenais pendant le stage.

Aujourd'hui les profs Jamment entre pros sur le lieu du festival et ça donne de super vidéos mais pas de leçon pour les stagiaires, même si je comprends bien évidemment que l'ampleur du festival ne permet plus cela.

Je me souviens aussi de ma toute première jam avec un mandoliniste dont la Gibson portait son nom... un australien je crois. "

Jo Gaucher
J'ai eu mon banjo en 2011, en cadeau d'anniversaire, alors que je n'y connaissais rien. J'ai donc commencé tout seul, et j'ai tourné en rond quelques temps, sur Internet. J'y ai découvert le mot "bluegrass". J'ignorais alors totalement l'existence du festival de La Roche, et de son stage de musique, jusqu'à ce qu'un inconnu m'en parle et me le conseille !

Je me suis aussitôt inscrit au Workshop ! Ça tombait bien, il y avait un "atelier banjo débutant". C'était mon premier stage de musique. C'était en 2015 ! Et ce fut le choc ! Il y avait des instruments partout. Ça jouait dans tous les coins et les gens avaient tous le sourire ! Je venais de débarquer pour la première fois sur la planète bleue ! Je n'étais capable de "jouer" que deux ou trois solos de  morceaux incomplets et je passais donc mon temps à beaucoup écouter les autres et à les enregistrer pour travailler à mon retour à la maison. Je commençais à découvrir le répertoire bluegrass qui, pour moi, se limitait à Dueling banjo (parce que je connaissais le film "Délivrance"), Old Joe Clark et Cripple Creek, vus sur une méthode... 

Mon bagage était pour le moins... léger... Je n'osais sortir mon banjo de sa caisse en dehors des cours avec le regretté Pierre-Yves Le Chat. Je trouvais que tout le monde jouait super bien et j'estimais que je n'arriverais jamais à prendre le train en marche en jam ! C'est Georges Barret qui, le premier, m'a donné confiance et obligé à sortir mon banjo. C'était le soir, je traversais le parc ma valise à la main. Il jouait de la guitare (et parlait beaucoup) avec deux autres personnes (dobro et violon) et m'a intercepté en m'invitant à me joindre à eux. La nuit tombait, il n'y avait personne d'autre, le parc était vide, je me suis risqué... Il m'a demandé ce que je connaissais et on a commencé.

Ce fut un moment exaltant ! C'était la première fois que je jouais avec d'autres musiciens ! Si, si ! Ça a duré quinze  minutes... J'aurais aimé proposer d'autres morceaux, mais... C'est mon premier grand souvenir du La Roche Bluegrass Workshop. J'y suis retourné chaque année, par la suite, jusqu'en 2019 et j'ai aussi fait le plein d'autres bons souvenirs. Vivement le mois d'août !

Soizic Bertho
Mon premier stage fut en 2013 ou 2014, pas sûr de moi. Je me souviens de mon arrivée sur le lieu de la ste famille, mes parents m'ont accompagné, nous avions fait quelques jours de camping  dans un village voisin avant. J'arrivai avec un très maigre bagage de morceaux Bluegrass (film O'Brother) et donc comme sur une nouvelle planète musicale.

Ce qui m a frappé et encore plus mon père, c'est (certes l'accueil pince-sans-rire du colonel 😝), mais surtout tous ces musiciens dehors (et dedans) en train de gratter leurs banjo, mando, violon, seuls ou à plusieurs... Comme un voyage instantané vers un ailleurs, qui me fascinait musicalement.

Philippe Bondu
En 2014 , puisque ma fille venait d emménager à La Roche sur Foron par pur hasard du fait du travail de mon gendre à Genève, je découvrai l existence du festival Bluegrass et d’un style de musique inconnu pour moi. Je me rappelle deux anecdotes à ce propos, 2 demandes plus exactement restées sans réponses et pour cause : au premier atelier de contrebasse.

Je demandai si on pouvait travailler "Les Passantes" de Brassens et communiquer en français d'une manière générale compte tenu de mon niveau  bac -7…

Je me souviens du rire discret de l'assemblée et des inquiétudes à mon égard quant à mon adaptation au bluegrass.

Nathalie Tournier
La premiere fois pour moi était en 2013. j'étais completement débutante en contrebasse (j'avais quelques mois de pratique derrière moi) la première chose a été l'accueil, le premier jour. On est un peu intimidé, on ne connait personne et on arrive à la première jam, dans la cour, et le cercle s'ouvre pour nous accueillir. Ca fait chaud au coeur.

Première jam, me voilà en perdition après quelques mesures, un contrebassiste expérimenté (Alain Kempf) de l'autre côté du cercle, voit mon désarroi, contourne la jam avec sa contrebasse, se met à côté de moi et me souffle la grille d'accords avant de retourner à sa place pour faire un solo. Il jettera un oeil sur moi tout au long de la jam pour m'aider, au cas où. Merci pour cette bienveillance !

Cette même année, Frank Solivan et dirty Kitchen animaient le workshop. Notre prof de Contrebasse, Danny Booth, à été à l'écoute de tous et à su donner quelque chose à chacun, débutants comme confirmés. Du coup, 3 jours plus tard, j'ai réussi à tenir ma petite place (assurer les pompes) au concert des stagiaires (avec angoisse, mais grand plaisir). Autre beau souvenir, les cours de chants avec Mathilde Cousin l'après midi ! Merci Mathilde, grâce à toi, j'ose chanter en harmonies maintenant. Bref, du pur plaisir.

Il y a bien sûr la larme à l'oeil quand il faut se séparer, mais aussi les embrassades joyeuses, quand on revient l'année suivante, à peine passé l'entrée de la cour. Parce que, le stage bluegrass de la Roche, on y revient toujours. En tous cas, c'est que, depuis, j'ai fait chaque année.

Ti' Pierre
J'arrivai à ma première en 2012, avec mes gros sabots et un dobro blues Johnson pas du tout adapté mais, le prêt d'un réhausseur de sillet et la tolérance du colonel (qui animait la partie dobro du workshop) aidant, ça s'est suffisamment bien passé pour que je fonce achèter un vrai dobro bluegrass en sortant de stage.

La patience de Théo Sauer, mon co-stagiaire, m'a permis une découverte et une entrée en jeu en douceur. Hickory Project animait l'ensemble du stage avec un vrai savoir faire et beaucoup d'attention portée aux stagiaires.

Si je me souviens bien, nous étions 43 cette année-là. Bien que le souvenir en soit un peu confus, je me demande d'ailleurs si nous n'avions pas tous tenus sur la grande scène pour le concert des stagiaires.

Mais globalement, la claque fut surtout la joie, la gentillesse et le soutien des autres stagiaires, et ça ne s'est pas démenti au fil des ans. J'ai joué avant d'un tas de sortes de musiques, mais n'avais jamais jusque là rencontré une telle envie et une telle joie de partager et d'aider.

Si je m'inscris désormais chaque année et organise mon planning d'été autour du festival et du workshop, c'est aussi pour vous retrouver, stagiaires de temps en temps ou de tous les ans, votre générosité bienveillante, nos échanges musicaux, techniques, verbaux, humoristiques (Georges, couché !) y sont pour une très grande part. J'essaye désormais chaque jour d'en faire autant.

Mox Gowland
En 2014, par une étrange coïncidence, tous les musiciens du groupe avec qui je travaillais jouaient de la mandoline. Fasciné par l'instrument, j'en ai emprunté un et je suis parti à Lunel dans le sud de la France pour le très regretté Festival International de Mandoline où j'ai rencontré plusieurs mandolinistes français qui m'ont tous conseillé que, si je voulais progresser à la mandoline, alors la meilleure solution était de se rendre au 'La Roche sur Foron Bluegrass Festival' et s'inscrire à l'atelier.

Arrivé à l'atelier je me trouve assis à côté d'un Hollandais qui jouait d'une mandoline noire qui émettait un son de bois sombre qui m'a hypnotisé. Je n'arrivais pas à sortir ce son de ma tête. Le lendemain, je suis allé le chercher pour lui demander les origines de sa mandoline. Il m'a dit qu'il était un "luthier" l'avait construit lui-même, et oui, elle était à vendre, et c'était Thijs van der Hast, qui fait partie dss vendeurs fidèles du festival.

Avec ma première "vraie" mandoline, j'ai pu rencontrer et jouer avec de nombreux musiciens dont la plupart sont devenus des amis. Grâce au festival annuel, c'est ainsi que j'ai découvert et intégré l'International Family of Bluegrass.

Hervé Lascaux
Emerveillé la 1ère fois par autant de groupe réunis, je me souviens avoir passé l'après-midi caché sous mon parapluie pour supporter le cagnard, et quel bonheur de rencontrer autant de joueurs de bluegrass, tant nous étions isolés à ce moment.

On peut dire que La Roche, festival et stage, a révolutionné ma vie musicale.

Thomas Marinello
Lors de mon premier workshop, je ne jouais pas d'instrument bluegrass. Je me suis donc inscrit en chant. Le premier soir, j'ai observé et écouté une Jam. J'ai vu et compris, en regardant les différents instrumentistes jouer, la joie qu'ils ressentaient en partageant ce moment.

N'étant pas très à l'aise avec le chant, et ne pouvant pas jouer avec eux, je suis resté frustré un moment. Mais suite à cette jam, j'ai eu un coup de cœur pour la contrebasse, qui devint mon premier instrument bluegrass.

L'année suivante, je suis revenu et j'ai fait le stage en contrebasse !

Séverine Marinello

Lors de mon premier workshop à La Roche, j'étais inscrite en chant et ne pratiquais aucun instrument (je comptais essayer de me mettre à la guitare). Je me souviens avoir été touchée par l'ambiance générale des personnes de tous les niveaux à l'écoute les unes des autres et toujours dans le partage.

Un bon guitariste avait repéré que j'étais en difficulté (forcément !). Il a pris le temps de me donner quelques bases durant un long moment. Ça avait été pour moi un très beau cadeau que ce temps et cette bienveillance qui m'avaient été offerts. 

Parmi mes beaux souvenirs de partage, en voici 2 autres : je me suis mise à la mandoline quelques mois plus tard et lors du stage suivant (toujours inscrite en chant), j'ai joué de la mandoline en jam. Un excellent mandoliniste a changé sa façon de jouer (il est repassé aux accords à  2 doigts !) juste pour me permettre de suivre la grille du morceau. 

Lors d'une autre jam, un autre très bon mandoliniste m'a donné un petit cours accéléré qui m'a permis de me sentir plus à l'aise.

Au-delà de ma progression en tant que musicienne, ce sont ces moments d'attention et de partage qui me donnent envie de revenir participer au workshop chaque année !

Philippe Boutet
Comment ne pas me souvenir de la première fois  ou je suis venu à la Roche pour ces fameux stages, avec mes deux fils Norman et Florent. Norman en stage débutant Mandoline et Florent en stage de guitare.

Nous avons passé une super semaine en famille avec les musiciens de Franck Solivan & Dirty Kitchen.

Cette année là, je faisais le stage avec Mike Munford, incroyable et belle personnalité, relax au possible, en tongue et chemise à fleurs. Un exemple de la transmission musicale qui vous oriente et vous marque pour toujours.

Nous étions 19 stagiaires banjoistes et j’avais pour voisin Benjamin Leheu, 18 ans, avec un look et une tenue de banjoïste dans la plus pure tradition des années 40. Il a bien fait son chemin depuis avec les Muddy Hill Boys et maintenant avec Benny Lee & his Country Syncopators.

Je ne suis pas prêt d’oublier aussi ce moment lors d’un concert de Franck Solivan et Dirty Kitchen. Je me trouvais à côté de mon fils Norman devant la scène et il m’a dit sans me regarder « papa je viens d’acheter une mandoline ».

Je l’ai alors regardé et je lui ai dit « quoi t’as acheté une Krischott ! »

Le visage souriant, il m’a dit, « demain matin il faut absolument aller à la Poste chercher 3000 €. »

Comme quoi un stage à La Roche peut vous réserver quelques imprévus et surprises de toutes sortes.

Jean-Raphaël Hardy
Je jouais péniblement du Dobro quand Pierre m a dit «  tu devrais venir cette année à La Roche il y a un « tueur » qui dirige le stage et c était Rob Ickes! Excusez du peu!

Quand le stage a commencé il n était pas là retardé par un avion fantaisiste. Dès les premières minutes où il fut là j ai compris que j avais tout a réapprendre. Pendant le stage il a joué pour nous avec Trey Hensley tout en acoustique guitare voix et Dobro. C'était magique!

Cette année là un gros orage a annulé le concert des élèves sur la grande scène du festival. Nous nous sommes réfugiés à la Sainte Famille. Ce fut également une soirée magique. Après je suis revenu les années suivantes avec un violon, une mandoline et ce fut super !

Alain Kempf
C’est en 2013, convaincu par les témoignages dithyrambiques de quelques camarades, que je me suis inscrit pour la première fois au workshop et ai assisté au festival de La Roche. Alors bien sûr, j’ai été enchanté par la qualité du stage (guitare rythmique avec James Field) et des concerts (Frank Solivan & Dirty Kitchen !). Mais c’est avant tout l’expérience humaine qui m’a marqué. Je débarquais, ne connaissant que mes deux ou trois copains des environs de Strasbourg, au milieu de dizaines de stagiaires, profs, encadrants et festivaliers qui semblaient tous amis de longue date. Et instantanément, je me suis senti intégré à cette joyeuse assemblée qui m’a accueilli chaleureusement et qui m’a permis de vivre des jours (et nuits !) remplis de moments intenses. À l’issue de ce premier (pour moi) « La Roche », je savais que cette semaine serait désormais sanctuarisée dans mon agenda et jamais depuis je n’ai loupé une édition.

Dégât collatéral : cette première expérience m’a rendu passablement accro à Facebook, qui jusque-là ne m’avait guère intéressé. Mais l’envie de rester en contact avec la communauté après la déchirante séparation du lundi matin m’a fait passer bien des heures devant l’écran, à échanger photos et blagues sur l’air de « vivement l’année prochaine ». Et quand je regarde les images de cet été 2013, je réalise que la plupart des personnes qui y figurent sont devenues des ami(e)s, que je revois avec plaisir non seulement à La Roche, mais aussi à Vichy, dans le Morvan, à Kingham, à Virton, à Voorthuizen… Car c’est bien cette première semaine si mémorable qui m’a incité à multiplier les occasions de rencontres musicales.

Mais il y a aussi un pincement au cœur : les photos me rappellent que pour cet inoubliable workshop & festival 2013, j’étais venu en compagnie de Heiner Raulff, qu’on aurait voulu y revoir encore longtemps et qui nous a quittés l’hiver dernier. On jammera pour toi cet été, Heiner !

Alain Kempf fier comme Artaban au milieu de son premier “bandlab ” dont vous reconnaîtrez facilement les autres membres  - Jam Hall
Alain Kempf fier comme Artaban au milieu de son premier “bandlab ” dont vous reconnaîtrez facilement les autres membres
Jam au cœur de la nuit. À droite, Simon Guy (18 ans) impressionnant par son jeu de guitare et mandoline, et sa connaissance étendue du répertoire. Quelques années plus tard, il remportait le concours de groupes avec Pine Marten. - Jam Hall
Jam au cœur de la nuit. À droite, Simon Guy (18 ans) impressionnant par son jeu de guitare et mandoline, et sa connaissance étendue du répertoire. Quelques années plus tard, il remportait le concours de groupes avec Pine Marten.
Heiner Raulff qui nous manque tant, en compagnie de Georges Barret, figure remarquable à tous les sens du terme !    - Jam Hall
Heiner Raulff qui nous manque tant, en compagnie de Georges Barret, figure remarquable à tous les sens du terme !
 

SOUVENIRS DE PROFS

Patrick Peillon
J'ai eu l'occasion d'animer 2 stages. Un en prof de guitare lors de la première année de stage "Comment passer du bluegrass au swing et improviser", la deuxième en prof de mandoline il y a 2 ans. 2022 sera la 3ème fois et à nouveau en prof de guitare mais sur l'improvisation guitare Bluegrass.

Un soir, à l'école pendant la semaine de stage, on a fini par faire un boeuf avec Jeff Scroggins (banjo) et Coleman Smith (violon de Rapidgrass). Que du vrai jazz pendant deux heures. On a fini vers 3h du matin sous le préau extérieur. Au moment de se quitter, Jeff Scroggins me dit: "J'adore ton style". Ça te dirait de jouer sur scène samedi ? Je lui dis un "Why not" de politesse pensant que il oubliera d'ici là.

La samedi passe et vers 19h je croise par hasard Jeff qui va vers le gymnase pour se chauffer. En me voyant il me dit: c'est toujours ok pour jouer dans 1h un morceau, on pense à Birdland Breakdown. La je prends un coup de chaud. Je fonce chercher ma guitare et faire tourner quelques idées...

Pendant ce temps Jeff Scroggins mettait le feu a La Roche. Just I Time pour être pas trop a la rue avant de monter sur scène, ouf.

Bref, ne jamais prendre une invitation à la légère.... Mais j'ai pris un pied d'enfer sur scène.

JImmy Josse
Je crois bien avoir commencé en 2016 à animer le cours de guitare rythmique au workshop de La roche.

Je garde un très bon souvenir de l’édition 2017 car plusieurs de mes amis avaient participé à mon atelier, Cyril, Fred, Jonathan, Myriam… Je me souviens aussi qu’une année, (2016 il me semble) on avait décidé de jouer quelques morceaux avec l’équipe pédagogique pour ouvrir le festival. Je me suis donc retrouvé sur la grande scène à chanter « My little girl in Tennessee” avec tous les profs et j’ai eu un trou de mémoire au 2ème couplet… un grand moment de solitude ! Heureusement que Dorian Ricaux était là car il a immédiatement compris que j’étais dans la mouise et a improvisé un solo de mandoline, me permettant de reprendre le chant au refrain suivant ! Quelle réactivité !

Je me souviens aussi de notre concert avec Taquine en 2019, le dimanche midi. A la fin de notre passage je me retourne et l’artiste suivante était déjà sur scène à attendre son tour, il s’agissait de Molly Tuttle !

Mile Twelve
Our favorite memory from the camp was going around to all the different breakout ensembles throughout the school grounds. It was so exciting to hear what all the students were coming up with, and we had a great time offering advice and feedback to them!
 
Hope all is well, and good luck with the festival this year!
 
Mathilde Cousin
J’ai participé à mon premier workshop à La Roche en 2008, en temps que stagiaire en chant avec la Fox Family. J’ai tout de suite adoré l’ambiance, les rencontres, les jams, les fous rire, voir tous ces gens qui ont « faim de musique bluegrass »…

Je suis devenue prof pour la classe de chant bluegrass en 2012, avec Jillian Hannigan d’abord, puis avec Sue Thompson, Mary Reynaud et Léopoldine Guillaume.

Le stage dure 3 jours. Le premier matin en classe de chant, on voit des gens qui n’osent pas chanter, qui se demandent s’ils ont eu raison de s’inscrire… Et d’autres qui n’ont qu’une envie c’est de chanter à tue-tête pour se défouler et se faire plaisir. Il faut faire attention de ne pas effrayer les premiers sans brimer les seconds ! Le troisième jour, il m’est arrivé un certain nombre de fois d’entendre des timides se mettre à chanter, en écoutant les autres et en dévoilant une belle personnalité musicale. Et s’ils reviennent l’année d’après, c’est gagné ! Un grand bonheur !

Pendant les jams, j’adore voir mes élèves de chant prendre de l’assurance, faire les refrains à 3 voix avec un stack bien maîtrisé.

Un certain nombre sont passés par les classes de chant pendant une ou plusieurs années avant d’apprendre à jouer d’un instrument. C’est une excellente entrée dans cette musique à mon avis.

A l’inverse j’ai croisé il a quelques temps un musicien qui m’a remerciée car il chante dans son groupe depuis qu’il a fait le stage de chant à La Roche. Avant, il ne savait pas comment s’y prendre et ne faisait « que » jouer de la guitare.

C’est aussi grâce à ce stage que j’ai rencontré ceux et celles qui sont devenus de très bons amis.

 

La famille Boutet lors des Open Mics de France Bluegrass durant les confinements. - Jam Hall
La famille Boutet lors des Open Mics de France Bluegrass durant les confinements.
Un groupe peaufine sa présentation pour le concert des stagiaires, avec BB Bowness de Mile Twelve. - Jam Hall
Un groupe peaufine sa présentation pour le concert des stagiaires, avec BB Bowness de Mile Twelve.
Petit déjeuner du dernier jour, des stagiaires pas ravis que ça se termine. - Jam Hall
Petit déjeuner du dernier jour, des stagiaires pas ravis que ça se termine.
 

Article rédigé par Collectif

Pierre Bastide dit "Le colonel", est chaque année aux manettes du workshop. Organisation, projets, souvenirs... 13:25, il est temps de "faire le point".
 

Jam Hall : Quand fut la première édition ?

Pierre Bastide : 2007, il me semble pour la première version assez improvisée et franco-française.

JH : Combien de stagiaires, et d'où viennent-ils ? Comment est l'évolution jusqu’à aujourd’hui ?

PB : Actuellement nous avons environ 130 stagiaires majoritairement français mais avec des Suisses, des Allemands, Belges, Hollandais, Danois, Suédois, Norvégiens, Italiens, Espagnols, Anglais, Irlandais, Américains…

JH : Quels profs français ont participé ?

PB : Pierre-Yves Lechat, Raphaël Maillet, Dorian Ricaux, Jimmy Josse, Claude Rossat, Patrick Peillon, Fred Vilain, Pierre Bastide, Philippe Checa, Christophe Constantin, Philippe Chapuis, Gérard Vandestoke, Mathilde Cousin, James Field, Mary Reynaud, Jean-Pierre Woos… pour ceux dont je me souviens…

JH : En tant que stagiaires, on arrive et on a juste à « mettre les pieds sous la table », tout est prêt : stage, hébergement, repas… Mais on se doute bien que c’est le résultat d’un gros travail d’organisation en amont. Comment ça se passe ?

PB : La partie technique hébergement et repas, navette, se fait avec les partenaires Rochois et l’association organisatrice du festival : Roch’Evènements. Les profs américains font partie des musiciens américains des groupes bookés pour le festival. Les profs français sont bookés par le team workshop. Les stagiaires sont organisés par le même team après un processus d’inscription en 2 étapes. Généralement ce processus s’étale sur 3-4 mois. N'oublions pas de saluer Isabelle Brando pour son aide sans faille depuis des années.

JH : Le stage se termine par le désormais institutionnel concert des stagiaires. Y en a t-il eu un spécialement marquant ?

PB : Tous sont marquants à leur manière. Surtout celui où nous avons dû plier bagages en catastrophe sous l’orage et l’arrêt du festival !

 

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